

Mot du Président : comment peut-on être Persan ?
Il y a quelques jours, je rencontre un médecin qui venait d’apprendre que j’ai été praticien en acupuncture. Il me demande alors :
- Vous êtes médecin ?
Je lui réponds : non, je ne suis pas docteur en médecine.
Il dit alors :
- Ah ? Je ne savais pas que l’on pouvait être acupuncteur sans être médecin.
Je n’ai rien répondu.
Après coup je me suis dit : « Tiens, je n’y ai pas pensé mais j’aurais pu lui faire remarquer que pendant 5000 ans environ, il y eut des générations et des générations d’acupuncteur « non-médecins » sur notre planète ! …et personne pour trouver cela bizarre.
La médecine occidentale telle que nous la connaissons n’a que quelques siècles d’existence et ses représentants se demandent comment il est possible de ne pas passer par leur moule de formation pour donner des soins à la personne humaine.
La médecine occidentale a construit son fonctionnement sur une vision exclusivement histologique de l’être humain, et selon elle, il n’y a que cette façon de faire qui vaille.
C’est comme si un praticien de médecine ayurvédique ne comprenait pas comment on peut faire de l’acupuncture sans connaître les chacras. Ou que l’on puisse enseigner le Yoga sans être culturiste.
Nous pouvons également aussi observer ce phénomène en ce qui concerne les cadres nosologiques : comment pouvez-vous faire des diagnostics sans connaître ceux liés au cadre nosologique occidental. N’y aurait-il qu’un seul cadre nosologique ?
Un docteur en médecine me disait un jour : « Avec votre médecine « ésotérique » (sic), vous passez à côté de graves affections comme les hépatites par exemple ! »
Je lui répondis : « Oui, en effet, nous passons à côté des hépatites, et avec votre médecine scientifique matérialiste, vous passez à côté des stagnation de Qi du Foie » !
Une identification des perturbations de la vitalité est toujours liée à un cadre nosologique, et forcément, l’identification des troubles pathologiques selon l’un ne rentre pas dans le cadre d’un autre. Mais où est le problème ?
Le problème commence quand on veut superposer les cadres et faire, comme c’est à la mode de nos jours, un syncrétisme dommageable tant pour le patient que pour le praticien.
Il est impossible de travailler correctement en médecine chinoise si on veut prendre en compte la vision histologique matérialiste occidentale et la mélanger à la vision physiologique traditionnelle qui prend en compte, au delà des formes grossières, les formes subtiles, les intelligences fonctionnelles de la conscience, et encore au delà le sens même de la Vie.